Nous quittons le Futuroscope sous un épais brouillard... et le temps ne se lèvera pas de la journée... il faudra faire avec !. 
Nous arrivons à Amboise en début d'après-midi, après une halte à Montlouis-sur-Loire, où l'Homme a passé sa jeunesse.
Je vous invite à nous suivre dans notre découverte du Clos Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci. Il passa ici les trois dernières années de sa vie, à écrire, dessiner... et jardiner. 
Nous débutons la visite par la tour de guet, située à droite de la galerie, seul vestige médiéval du lieu.
La façade du Clos est en briques roses et en pierre de tuffeau.

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Sur la tour d'angle, une statue de Saint Sébastien, patron des archers.

Vue de la galerie depuis la tour du guet :

La chambre de Léonard, où il mourut le 2 mai 1519 à l'âge de 67 ans. Le lit "Renaissance", à baldaquin est sculpté de chimères, d'angelots et d'animaux marins.

 A la droite du lit, un superbe cabinet italien à secrets, incrusté d'ivoire, d'ébène et de nacre.

 Nous passons dans la chambre de Marguerite de Navarre, soeur aînée de François 1er. Ils vécurent leur jeunesse ici, et restèrent très attachés au lieu. C'est d'ailleurs François 1er, alors Roi de France, qui fit cadeau du Clos Lucé à Léonard de Vinci dont il était très proche. 

 Nous gagnons le rez-de-chaussée, et pénétrons dans l'atelier du Maître. 

 Dans un coin, le tableau "La vierge, l'enfant Jésus et Sainte Anne", inachevé (que je n'ai pas pu prendre en photo car il y avait un monde fou devant...). Sur les tables et les chevalets, des esquisses, des dessins et des manuscrits.
Le cabinet de travail et son imposant bureau :

La pièce de réception, où Léonard accueillait son ami François 1er et les grands du royaume qui le visitaient.

Entre deux fenêtres, nous retrouvons une figure connue ;-)... quelque chose me dit que c'est une copie...

Juste à côté, la cuisine. C'est le domaine de "Mathurine", cuisinière de Léonard. La pièce est dominée par une immense cheminée qui réchauffe la pièce et chasse l'humidité ambiante.

Le meuble ci-après est un "caquetoire", utilisé à la renaissance pour converser (caqueter...). Au-dessus, une grande tapisserie de la manufacture d'Amboise représentant une scène antique.

Un joli bouquet automnal sur un coffre :

 A l'étage inférieur, se trouve la salle des maquettes. On peut y voir 40 maquettes d'inventions visionnaires dans des domaines divers : génie civil ou militaire, mécanique, optique, hydraulique ou aéronautique.
Ainsi, la première automobile imaginée par Léonard ressemblait à ça :

 Il conçut aussi une mitraillette à 10 coups :

 Nous passons devant le "souterrain secret". La légende raconte qu'il rejoint le château d'Amboise, et que François 1er l'empruntait pour rendre visite à Léonard de Vinci qu'il appelait son "père".

Nous sortons sur la terrasse, d'où l'on a une jolie vue sur le château. Un petit rayon de soleil aurait été le bienvenu...

 Nous découvrons le Léonard "jardinier". Le potager dispose de tous les légumes de l'époque : panais, oseille, rhubarbe, bettes, artichauts sans oublier les aromatiques.

 Dans le parc de 6 hectares, nous retrouvons ses inventions majeures, mises en scène :
Le pont tournant :

 qui a également la particularité d'être à pan incliné d'un côté et à escalier de l'autre... surprenant quand on ne regarde pas où on met les pieds...

La roue à écureuil (actionnée par P'tit Ado... ça marche !)

 La fameuse machine volante :

Le Pont de la Corne d'Or, imaginé par Léonard de Vinci pour le Sultan d'Istambul pour traverser le Bosphore. Ce pont n'a finalement vu le jour qu'en 2006, cinq cents ans plus tard...

 Sur l'île de la guerre, on peut voir l'ancêtre du char d'assaut :

 ou la mitraillette à 10 coups en taille réelle :

Petit clin d'oeil pour notre apiculteur préféré : 

 Dans le moulin, on peut voir les engrenages créés par Léonard :

Et une enseigne en métal représentant l'Homme de Vitruve :

Dans le sous-bois, des toiles présentent les dessins de Léonard "peintre" : 
A nouveau l'Homme de Vitruve :

 Jolie mise en scène :

Le prieuré, aujourd'hui transformé en restaurant  :

 Le pigeonnier, qui fut construit au 15ème siècle en briques et tuffeau. Il dispose de 1.000 "boulins" (ce sont les niches occupées par des couples de pigeons). Au moyen-âge, le pigeonnier était une source de richesse, d'une part pour les oeufs qu'il procurait à son heureux propriétaire, d'autre part pour la "colombine" : les excréments, engrais naturel très riche pour les potagers !.

Retour vers le Clos Lucé :

 Et pour terminer, un canard du parc qui nous montre son meilleur profil ;-) :

 Si vous souhaitez retrouver toutes les informations pratiques sur cet endroit fort agréable à visiter, c'est par ici :